La santé du lac:

Parmi les cinq catégories tropiques, notre lac est classé dans la zone de transition « oligo-mésotrophe »; notre lac se transforme, il vieilli, se dégrade, il devient de moins en moins profond. Les textes ci-après aident à comprendre la santé du lac, son vieillissement, le phénomène de l'eutrophisation, l'effet négatif et déterminant du phosphore et surtout comment contrôler l'apport du phosphore dans le lac.

L'effet du phosphore:

Le phosphore, la principale cause de l'état de vieillissement de notre lac, son effet sur les cours d'eau, sa provenance, les moyens de réduire sa concentration.

Le phosphore:

L'effet du phosphore et des détergents est étonnant sur un lac. Nous reproduisons ici un extrait d'un article au sujet du travail de recherche de M. Richard Carignan (voir ci-bas) pour mettre en évidence des éléments quotidiens qui contribuent grandement à augmenter l'indice d'eutrophisation. Notre lac, dans la catégorie « oligo-mésotrophe » subit une diminution importante de la transparence de l'eau, une prolifération d'algues et de plantes aquatique. Voyez ici quelques suggestions sur les détergents sans phosphate (le phosphate est un dérivé important du phosphore).

L'eutrophisation:

Le phénomène de l'eutrophisation, conséquence de la concentration élevée du phosphore.

L'état « oligo-mésotrophe »:

L'état « oligo-mésotrophe » de notre lac (voir notre rapport (2003) et les conclusions de 2008) n'est pas unique, au contraire de très nombreux lacs des Laurentides manifestent des symptomes semblables. Nous reproduisons le texte d'un article au sujet du travail de recherche de M. Richard Carignan, professeur au Département de sciences biologiques de l'Université de Montréal. Consultez ici les critères d'évaluation de l'eutrophisation.
(Texte original de Mathieu-Robert Sauvé, Bilan de Santé des Lacs des Laurentides, Les Diplomés, No 406, Université de Montréal) Reproduction en format PDF

Cymbella: nouvelle variété d'algues

Au mois de novembre 2006, nous avons constaté la présence de masses jaunâtres dans le ruisseau (zone A33) qui se jette dans le Lac Laurel. Nous avons constaté à la même époque l'apparition de « particules roses » et la présence de larves. Voyez les photographies des micros organismes. Avec la collaboration de Mme Cathy Crago, biologiste au CRE Laurentides, nous avons obtenu l'opinion (1) de chercheurs du «GRIL» - Groupe de recherche interuniversitaire en limnologie et en environnement aquatique (Université du Québec à Montréal). Ce texte distingue l'algue observée (Cymbella) de l'algue envahissante Didymo que l'on retrouve en Gaspésie. Notre intervention aura permis aux chercheurs d'apprendre que la Cymbella pouvait former une concentration aussi importante.
(1) Reproduction en format PDF, 148 Kb

Mme Crago nous soumet une texte particulièrement intéressant sur l'algue Didymo(2). Le texte est distribué par le Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs et le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune (Mars 2007). L'algue Didymo est une espèce envahissante actuellement observée en Gaspésie. Cependant, elle peut facilement être introduite dans un cours d'eau par un objet contaminé comme une embarcation aussi petite qu'un kayak, une remorque, l'équipement de pêche, des bottes, une veste de flottaison. Le texte décrit une procédure de nettoyage des objets qui ont été en contact avec l'eau d'une rivière habitée par l'algue Didymo. À la lecture de ce texte, on réalise comment il est facile de propager et d'introduire dans un cours d'eau comme notre lac une espèce de la faune ou de la flore étrangère qui peut dans certains cas causer des dommages irréversibles. Soyons vigilants.
(2) Reproduction en format PDF, 588 Kb

Cyanobactéries: le lien avec les nutiments, le phosphore, l'eutrophisation.

La multiplication et l'apparition de concentration de cyanobactéries n'est pas étrangère à la présence de phosphore, au contraire; elles sont le symptome le plus criant d'une trop grande quantité de nutriments, de phosphore dans un lac. Nous vous proposons un texte(3) (juin 2007) préparé par les chercheurs du «GRIL» pour démystifier les cyanobactéries. Le texte explique fort bien comment l'activité humaine est la principale cause des explosions de cyanobactéries. À lire absolument.
(3)Reproduction en format PDF, 54 Kb

L'Engrais: interdiction d'utilisation

L'engrais, naturel ou chimique, est un élément nutritif déterminant dans l'apport de phosphore qui lui contribue à l'eutrophisation du lac; son utilisation est interdite dans les 30 mètres des bandes riveraines en vertu de l'article 2 du règlement municipal 2005-209:

L'application ou utilisation de tout pesticide ou engrais sont interdites sans exception dans les trente (30) mètres des bandes riveraines à partir de la limite des hautes eaux, d'un lac, d'un cours d'eau, d'une rivière, d'un marais, d'un marécage, d'un étang, d'un puits ou d'une source d'approvisionnement d'eau potable.

Vous pouvez consulter ici le règlement(4) 2005-209 complet qui prévoit, entre autres, certaines amendes (300$ et plus).
(4) Reproduction en format PDF, 163 Kb

Le pH: acidité et alcalinité

L'échelle du pH situe le niveau d'acidité nocif pour les poissons.

Vos lacs et cours d'eau

Lien vers le site du ministère du Développement durable, Environnement et des Parcs: l'eutrophisation, intervention (travaux) sur les rives, les fonction essentielles de la rive et du littoral

Lacs et pelouses ne font pas bon ménage

Déboisement et dégradation, les engrais, les eaux chaudes, les coups d'eau, l'érosion, les déserts biologiques.

(Municipalité de Wentworth-Nord, CRE Laurentides, juillet 2006, format PDF - 138 KB, 2 pages)

Info-Lacs, résultats de l'année 2003

Bilan des relevés effectuées sur 26 lacs: transparence, phosphore, chlrophylle a, description des trois niveaux trophiques des lacs.

(Ministère de l'environnement, décembre 2004, format pdf - 383 Kb, 16 pages)

Liste des végétaux pour la renaturalisation des rives

Liste complète des arbres, arbustes et plantes utilisés pour renaturaliser le rivage. La liste inclue les classements par habitats, besoins en humidité, pH, qualité nutritive du sol, etc.

(Rappel, 2006, format PDF - 1231 Kb, 31 pages)

L'ABC des rivages

Comment préserver la vraie nature de votre rivage: la zone littorale, le rivage, la zone riveraine et la zone sèche. Façons de restaurer un rivage: l'approbation des travaux, atténuation des incidences d'une pelouse, installation d'un quai écologique, ameublissement d'une rive en dur, un rivage à l'apparence nouvelle.

(Pêches et Océans Canada, janvier 2006, édition de l'Ontario, format PDF - 1057 Kb, 13 pages)

Vivre au bord de l'eau

Tableau imagé comparatif du bon et du mauvais aménagement de la rive.

(Pêches et Océans Canada, Rappel, 2006, format PDF - 2214 Kb, 2 pages - 1 200 x 776 cm)

Les médias, les algues bleu-vert (cyanobactéries), évolution.

Durant l'été 2007, les médias s'évertuaient à annoncer régulièrement, sinon journalièrement, la « contamination » des cours d'eau par l'algue bleu-vert. Un mouvement d'inquiétude s'emparait de la population; on fermait des plages dès l'apparition d'algues; on assocait le mot « contamination » à « algue bleu-vert »! Les journaux publiaient des tableaux, des listes des cours d'eau où les algues maudites étaient apparues.

Durant l'été 2008 et depuis cette époque, le sujet est à peine soulevé par les médias; le mot « contamination » est utilisé avec plus de discernement; le phénomène des cyanobactéries est mieux compris; la population se mobilise toujours pour signaler la présence des algues, pour poser des gestes dans le but de contrôler l'apparition et la propagation des algues; ce mouvement d'inquiétude est cependant disparu. La compréhension du phénomène a ramené les choses dans une perspective réaliste.