Les premiers « Villégiateurs » du lac Argenté
dans le canton de Wentworth
Arrière pays de la MRC des Pays d'en Haut
* * *
Recherche et texte de Fernand Janson, avril 2005


Photo de la ferme de Charles-Adonias Millette au nord du Lac, vers 1910
La ferme de Charles-Adonias Millette
au nord du Lac, vers 1910
(cliquez pour agrandir)

Les colons des Laurentides ont longtemps vécu de l'exploitation du sol et de la forêt. Cependant, les sols des Laurentides ne se prêtent guère à une agriculture de qualité. L'agriculture qu'on a pratiquée dans les Laurentides a toujours été une agriculture de subsistance.

L'exploitation de la forêt a longtemps fait vivre de nombreuses familles. Cette forêt n'est plus un lieu d'exploitation intensive, elle est plutôt devenue un lieu de détente.

Bien qu'aujourd'hui le terme « villégiature » soit associé à celui de « tourisme », il exprimait autrefois un phénomène bien différent. Il y eut au Québec, entre 1850 et 1950, quelques privilégiés qui profitèrent du charme de leur villa de campagne.

L'ère industrielle, avec les nombreux inconvénients qui l'accompagnaient, amena les hommes du XIXe siècle à élaborer diverses théories sur le concept d'hygiène. C'est dans ce cadre que la villégiature prit son essor ; les bains de mer et l'air pur, qui étaient une solution à l'insalubrité et que l'on pouvait retrouver à la campagne, attirèrent nombre de villégiateurs.

Photo de la ferme de Millette au nord du Lac, époque inconnue
La ferme de Clémence Mourey et de C.-A. Millette,
grand-parents de Gilles Millette.
Au nord du Lac, époque inconnue.
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L'évolution des moyens de transport, tels que le bateau à vapeur et le train, facilita l'accès aux régions périphériques. Celles-ci étaient recherchées tant pour la beauté de leurs paysages, leur aspect pittoresque ou sauvage ou leur salubrité reconnue, que pour les bienfaits qu'elles mettaient à la disposition des villégiateurs, que ce soit les points de pêche ou de chasse, la possibilité de se baigner dans la mer ou simplement de se reposer en profitant de l'aspect enchanteur de la nature environnante.

Avec la venue de l'automobile et le contexte d'après-guerre, la villégiature se métamorphosa peu à peu en tourisme de masse, les familles de classe moyenne ayant dorénavant également accès aux endroits de rêve. Il serait toutefois hasardeux de tenter de délimiter précisément où la villégiature prit fin et où le tourisme fit son entrée en scène. Même si le tourisme est l'adaptation de la villégiature aux nouvelles conditions, il est nécessaire de prendre conscience que les deux phénomènes se sont côtoyés quelques années avant de devenir distincts. On situe le phénomène de la villégiature entre les années 1850 et 1950.


Les Premiers Villégiateurs
Vendeur
Prix de vente
15 décembre 1892
1- Ernest Pacaud, avocat de Québec
2- C. A. Dugas, Juge de sessions de la Paix, Montréal
3- Amable Archambault, notaire, Montréal
4- Charles Desmarteau, comptable, Montréal
5- C. E. Leclerc, notaire, Montréal
La Couronne
par
lettres patentes
inconnu - 54 -
23 octobre 1925
Percy H. Trimming, ingénieur électrique de Verdun.
(accès au lac Argenté)
#38861
Leslie McDonald Adamson 100$ - 6 -
19 janvier 1927
William Bausch de Drummonville
#39873
George Morrow 150$ - 23 -
9 juillet 1932
Rodrich Millan, marchand de Lost River
#45158
George Morrow 150$ - 37 -
14 novembre 1936
Godfred W. Detmold, commis de bureau de Ste-Thérèse
#48512, #49847 et #50244
Leslie McDonald Adamson 100$ - 9 -
15 juin 1937
Cyril J.Champion de Verdun
#48920
Leslie McDonald Adamson 100$ - 10 -
7 juin 1938
Sylvio Bessette de Lachine
#49820
George Morrow 1$ - 18 -
11 juin 1940
Cyril E. McKenzie, marchand de charbon, Montréal
#52299
George Morrow 127,50$ - 12 -
23 juin 1941
Hélène Mignault de Montréal
#53577
Leslie McDonald Adamson inconnu - 7 -
20 octobre 1941
Blanche Nabel de Ville St-Pierre
#54103
George Morrow 200$ - 26 -
13 janvier 1942
W. George Rennie
#54388
Leslie McDonald Adamson 200$ - 11 -
29 octobre 1942
Austin de Ste-Croix de Montréal
#55278
George Morrow 125$ - 25 -
12 juin 1943
Rex Henry Vickers de Westmount
#55832
Ovide Leclerc inconnu - 5 -
24 juillet 1944
Philip W. Adamson, inspecteur d'assurance, Montréal
#57424
George Morrow 200$ - 27 -
2 août 1945
A. James Chopin
#59496
George Morrow 125$ - 24 -
14 septembre 1946
Henri Millette, menuisier de St-Jérôme
#66004
Joseph Millette et al. inconnu - 52 -
- 54 -
8 octobre 1946
Watter Blake Dennis, directeur de Vickers et Benson
#62358
Ovide Leclerc 500$ - 1 -
19 juin 1947
J. Leonard Adams, pharmacien, Outremont
#63639
Edward Fawcett
de Farnham
inconnu - 8 -
16 août 1947
Harold George Marr de Longueuil
#63946
George Morrow 275$ - 16a -
3 décembre 1949
Lucien Janson, entrepreneur de Lachine
#68582 et #68583
George Morrow 150$ - 17 -

Notes et références :

Toute information additionnelle, question ou commentaire peut être adressé à Fernand Janson, FJanson@sympatico.ca